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Emporté loin de tout,
je n’écris plus, je n’écris plus
et j’imagine peut être, emporté par la foule
Que mes sourires s’achèvent
Sur tes lèvres
Salées
Salées par les soupirs avalés
Emporté loin de tout je n’parviens plus
Qu’a exhumer ce que je suis
Qu’a détérer ce que j’étais si loin de toi
Emporté loin de tout
Et sûr au moins de ne revoir
Que mes années
Sur une vague amenée par toi
Celle d’un doute, un seul qui suffit
Un seul soupir, un rêve qui survit
Aujourd’hui je ne suis plus
Je ne parviens plus à emporter
Que des soupirs, aucun souv’nir
Et sans crainte, le coeur serré
j’en oublis tout,
Ce que j’étais, au fond
J’ n’emporte rien du tout
***
Un soufle et peu d’empreinte,
Un soufle et peu d’empreinte
Et la répétition m’agace
Ces gestes lents et maladroits
Qui depuis peu me lassent
J’embrasse ces lèvres
Ses lèvres Las
J’étends mon bras sur elle
Et l’empreinte de mes doigts
Sur son coup se placent
Et se déplacent, infiniement
Chacune de ces empreintes
Au creux des bras
Je mens et j’entends
Aussi fort que son coeur
L’empreinte de ces lèvres là
Las d’être au creux de moi
J’apprends, A creuser
A contempler mon propre lac
A regarder l’oiseau figé
Aux yeux de perles
Dont le bec agace
Lui aussi seul à contempler
L’impuissance à regarder
Filer entre ses doigts
Ces jolies lèvres
Qui me lassent
Depuis si longtemps
***